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Risque cardiovasculaire : un suivi régulier pour faire la différence

SANTÉ Publié le 1 juin 2026

Hypertension, cholestérol, diabète… ces facteurs évoluent souvent sans bruit. Associées à un suivi médical régulier, les bonnes habitudes de vie prennent toute leur force. Cette vigilance active, loin d’être anxiogène, constitue au contraire l’un des meilleurs remparts contre les accidents cardiovasculaires.

Tension : un chiffre à connaître

Pourquoi être vigilante ?

L’hypertension artérielle est un facteur majeur de risque cardiovasculaire. Elle augmente le risque d’infarctus, d’AVC ou d’insuffisance cardiaque, en particulier chez les femmes après la ménopause.

Pourquoi passe-t-elle souvent inaperçue ?

Après 50 ans, elle touche près d’une femme sur deux. Pourtant, elle est le plus souvent silencieuse : près de 40 % des femmes hypertendues l’ignorent, et même sous traitement, l’équilibre n’est pas toujours optimal.

Quel bon réflexe ?

Faire contrôler sa tension en consultation et/ou pratiquer l’automesure à domicile permet de repérer tôt une élévation (objectif généralement inférieur à 135/85 mmHg en moyenne sur trois jours).

Quand renforcer la surveillance ?

Après une hypertension de grossesse ou un diabète gestationnel, la vigilance doit se poursuivre. Même si les chiffres sont revenus à la normale, ces antécédents justifient un suivi durable de la tension et de la glycémie tout au long de la vie.

Cholestérol : trouver le bon équilibre

Pourquoi s’y intéresser ?

Il est indispensable à l’organisme. Mais en excès, surtout sous sa forme LDL, le cholestérol peut s’accumuler dans les artères et augmenter le risque cardiovasculaire.

Existe-t-il un chiffre idéal ?

Il n’y a pas une valeur unique. L’objectif dépend du risque global (âge, tension, tabac, diabète…). On vise en général un LDL < 1,16 g/L pour les personnes à faible risque, et autour de 0,55 g/L en cas de risque très élevé.

Quel réflexe adopter ?

Un bilan lipidique par simple prise de sang permet de faire le point et d’ajuster si nécessaire son hygiène de vie ou un traitement. Surveiller son cholestérol, ce n’est pas traquer un chiffre, c’est ajuster sa prévention à son profil personnel. C’est une démarche individualisée, progressive, et surtout efficace lorsqu’elle est anticipée.

Diabète : agir tôt pour protéger son coeur

Pourquoi être attentive ?

Le diabète concerne près de 3,5 millions de personnes en France. Sur le plan cardiovasculaire, il représente un facteur de risque particulièrement important chez les femmes.

Qui mérite une attention particulière ?

Si vous avez eu un diabète gestationnel, si un proche est concerné, ou si une prise de poids s’est installée au fil des années, cela ne signifie pas que la maladie est inévitable. Mais ce sont des signaux qui invitent à rester attentive et à faire le point régulièrement.

Quel réflexe adopter ?

Un bilan sanguin régulier (glycémie, HbA1c) permet de dépister un prédiabète, souvent silencieux, et d’agir tôt.

Peut-on vraiment agir ?

Oui. Une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et un poids stabilisé permettent souvent de prévenir ou de retarder un diabète de type 2. Détecter tôt, c’est préserver durablement son coeur.

Infarctus: des signes à ne pas banaliser

Chez la femme, l’infarctus peut se manifester par une douleur thoracique, un essoufflement ou une douleur irradiant dans les bras, parfois dans les deux. Mais les symptômes sont souvent plus variés et moins typiques :

• Fatigue inhabituelle, brutale

• Essoufflement à l’effort ou au repos

• Douleurs diffuses (dos, mâchoire, épaules, poitrine)

• Nausées, troubles digestifs

• Vertiges, malaise, sueurs

Ces signes peuvent être discrets ou atypiques et retarder le diagnostic. En cas de doute, il est essentiel de consulter rapidement.

Recommandations de dépistage régulier Un bilan de prévention cardiaque est recommandé autour de 45 à 50 ans pour les femmes et les hommes, comprenant une prise de sang, la tension artérielle, et l'évaluation du poids. Le risque cardiovasculaire n'est jamais nul, même sans hypertension ni cholestérol, et il est crucial de ne pas attribuer les symptômes au stress.

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