Infection bactérienne

Maladie de Lyme : Attention aux tiques ! Publié le 9 mai 2018

Maladie de Lyme : Attention aux tiques !

Avec l’arrivée du printemps, les tiques font leur retour et certaines peuvent transmettre la maladie de Lyme, une infection bactérienne qui touche un nombre croissant de personnes chaque année. Mieux vaut prévenir.

Avec le concours du Dr Françoise Heitz auteur de
Avec le concours du Dr Françoise Heitz auteur de

La maladie de Lyme Symptômes, Diagnostic et Solutions - Ed : Quintessence


Une fatigue anormale et des douleurs erratiques devraient conduire à consulter un médecin

À l’origine de la maladie de Lyme, la piqûre d’une tique infectée par une bactérie nommée Borrelia. Les tiques sont particulièrement présentes dans les zones boisées, les herbes hautes des prairies, les jardins, les parcs forestiers ou même urbains, entre les mois d’avril et de novembre. La maladie se manifeste par différents symptômes très variables d’une personne à une autre. Toutefois, une fatigue anormale et des douleurs erratiques (intermittentes et changeantes) devraient conduire à consulter un médecin.

UN DIAGNOSTIC DIFFICILE

Le diagnostic de la maladie est basé sur l’observation de signes cliniques et sur le récit du patient quant à son éventuelle exposition aux tiques. Cependant, ces piqûres passent souvent inaperçues (surtout au stade de nymphe) et beaucoup de patients atteints n’ont pas le souvenir d’avoir été piqués, ce qui rend le diagnostic difficile. De plus, le test ELISA qui est prescrit en premier recours est peu fiable. Néanmoins, des tests plus complets, bien connus des médecins spécialistes de la maladie, peuvent être pratiqués en France (Western Blot All-Diag®, PCR, typage lymphocytaire).  

QUEL TRAITEMENT ?

Il n’existe à ce jour aucun consensus concernant le traitement de la maladie de Lyme. Les autorités sanitaires recommandent une antibiothérapie bien que celle-ci ne soit pas systématiquement efficace. Par ailleurs, la bactérie libère des toxines lors de sa destruction par les antibiotiques et des traitements de soutien visant à détoxifier l’organisme sont alors nécessaires (phytothérapie, aromathérapie, homéopathie, etc.). Les appareils de médecine quantique sont également un atout majeur dans le traitement de la maladie, car ils permettent notamment de détecter les co-infections.  

COMMENT SE PRÉMUNIR ?

Lors des activités à risques : camps, randonnées, pique-niques dans les champs etc. on préviendra le risque de piqûre en portant des vêtements couvrants et des chaussures montantes. On pourra aussi imprégner sa tenue d’un répulsif tel que l’huile essentielle de géranium rosat. Si les piqûres passent souvent inaperçues, il est possible de les détecter en procédant à un examen minutieux du corps, à l’issue de la promenade, à la recherche d’une éventuelle rougeur (présente dans un cas de piqûre sur deux).
Enfin, en cas de présence d’une tique, son retrait à l’aide d’un tiretique doit être le plus rapide possible pour éviter la transmission de la bactérie Borrelia. Il est recommandé de ne rien mettre sur la tique (antiseptique, éther ou autre), car elle pourrait libérer, et donc transmettre, la bactérie. En revanche, après l’avoir retirée, l’application d’une huile essentielle anti-infectieuse (tea-tree ou palmarosa) autour du point de piqûre pendant deux jours pourra détruire les bactéries potentiellement présentes.

 

UNE MALADIE DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTE

En France, le réseau de médecins Sentinelles montre une augmentation de l’incidence de la maladie de Lyme : 54 647 cas estimés en 2016, contre 33 202 en 2015.